Aérodrome Orta - Historique


Grâce aux précieuses recherches de Monsieur Van Impe d'Hatrival, on peut modifier l'historique généralement établi de la manière suivante :

Le 18 novembre 1922 : Le Conseil communal mandate à l’unanimité le Bourgmestre PONCELET pour continuer les pourparlers avec « une société promotrice » qui souhaite construire un aérodrome au THIER DE LA BORNE. 

Le 11 mai 1925 – La Ville accorde à titre gratuit un bail de 99 ans pour l’installation, la construction et l’utilisation d’un aérodrome au Thier de la Borne sur une superficie de plus de 60 ha. 
 
Il pourra comprendre une piste et ses accès, des hangars, des ateliers de réparation et de construction d’avions, une école de pilotage, un poste météo, une station de réception TSF ainsi que toutes les infrastructures nécessaires. 
 
Monsieur José Orta, Capitaine d’Aviation de Réserve s’établit sur le site. Il crée et dirige l’école d’aviation dont les premiers élèves pilotes brevetés sortitront déjà en novembre 1926. 
 
Il construira en série dans ses ateliers de 1930 à 1934 une dizaine d’exemplaires de l’avion « ORTA- SAINT-HUBERT G1 », conçu par Jef GULDENTOPS. 
 
C’est un petit avion de tourisme, biplace ou triplace avec un moteur de respectivement 65 ou 85CV qui peut atteindre la vitesse maximale de 160 km/h.  
 
Dès 34-35, il développera avec l’Ingénieur BAUDOUX des prototypes de motoplaneurs et d’un avion de tourisme « aile basse ». 
 
Malheureusement, ces projets ne seront jamais produits ni commercialisés.  
CONTACT
Le capitaine José Orta ( à gauche ), créateur et directeur de l'Ecole d'aviation de Saint-Hubert, photographié pendant la guerre, au front belge, avec à ses côtés son observateur, le lieutenant de Burlet. 
Carte postale éditée par Rotobrome - Bruxelles - Non oblitérée
1946 - M. Orta cède le bail emphytéotique et la gestion de l'aérodrome de Saint-Hubert à l'État belge. La Régie des voies aériennes (RVA), suite à sa création, reprend en 1948 les obligations de l’État belge. 

1958 - l’aéro-club des Ardennes est fondé, le premier à pratiquer le planeur au départ de l’aérodrome.
 
1960 - le Centre national de vol à voile quitte Temploux (Namur) pour s’établir à Saint-Hubert. 

Août 1992 - tous les biens, droits et obligations de la RVA sont régionalisés. Le Ministère de l’Équipement et des Transports (aujourd’hui Service public de Wallonie) assume les fonctions d’exploitation et de commandement aéronautique du site. 
Les missions relatives à la sécurité de l’espace aérien belge, prises en charge initialement par la RVA, sont restées du ressort du niveau fédéral : c’est ainsi que Belgocontrol continue aujourd’hui à gérer différentes installations à Saint-Hubert (centres d’émission et de réception, gonio...). 

2003 - le Gouvernement wallon confier la gestion des infrastructures des trois aérodromes publics : Saint-Hubert, Spa-La Sauvenière et Cerfontaine à la Société wallonne des aéroports SA (en abrégé Sowaer). 

2004 - la Sowaer crée une filiale spécialisée : la SA Société de gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert. Son rôle : exploiter le site et assurer son développement commercial et touristique. 
Le Service public de Wallonie a continué à assurer le commandement, la gestion aéronautique et l’entretien du site, dans le cadre d’un protocole d’accord avec la société de gestion.
 
Printemps 2009 - Idelux décide de reprendre l’aérodrome, compte tenu de l’intérêt de l’outil pour le développement du territoire provincial.

En décembre 2013, suite au mécontentement et à l’opposition des utilisateurs au projet, IDELUX jette l’éponge et se retire de la gestion de l’aérodrome.

2014, la commune de Saint-Hubert, la SOWAER et les utilisateurs s’associent sous la forme d’une société coopérative pour reprendre la gestion de l’aérodrome avec un projet plus réaliste et mieux adapté aux caractéristiques du site.